OpenAI a commencé à tester des publicités dans ChatGPT aux États-Unis. Les premières lignes de code liées aux annonces sont apparues dans la version Android de l'application, et selon 01net.com, la France est dans le viseur à court terme. Ce n'est plus une rumeur : c'est en cours.

Ce qui change vraiment (et ce qui ne change pas)

Jusqu'ici, quand quelqu'un cherchait un plombier à Lyon ou un avocat en droit du travail, il tapait sur Google, cliquait sur un résultat, atterrissait sur un site. Vous aviez une chance d'exister si vous étiez bien placé.

Avec ChatGPT qui diffuse des pubs, le scénario change. L'utilisateur pose une question, l'IA répond directement, avec une recommandation de produit ou de prestataire intégrée à la réponse. Le clic vers votre site devient optionnel. Ce que MarTech décrit comme un « agent IA spécifique à une entreprise » : quelque chose qui répond, recommande et capte l'intérêt du prospect sans jamais quitter l'interface ChatGPT.

Ce n'est pas la fin de Google Ads ni du référencement naturel. Ces canaux fonctionnent encore. Mais un nouveau terrain s'ouvre, et il sera payant dès le départ, comme Google l'était en 2003.

Ce qui ne change pas : si votre offre est floue, si personne ne comprend ce que vous faites en dix secondes, aucune plateforme publicitaire ne sauvera vos résultats. Ni Google, ni ChatGPT. L'IA va simplement amplifier ce qui existe déjà, le bon comme le mauvais.

Pour aller plus loin : nos services marketing digital.

Ce qu'un dirigeant de PME doit faire maintenant

Pas grand-chose de spectaculaire. Mais une chose précise.

La première question à se poser : est-ce que je sais d'où viennent mes clients aujourd'hui ? Pas en gros, précisément. Combien viennent du bouche-à-oreille, combien de Google, combien d'une recommandation LinkedIn ? Et combien me coûte chaque nouveau client en moyenne ?

Si vous ne savez pas répondre à ça, l'arrivée des pubs sur ChatGPT n'est pas votre problème. Votre problème est en amont. C'est là que je commence avec les PME que j'accompagne : un audit marketing qui pose les chiffres sur la table avant de toucher à quoi que ce soit.

Ensuite, la deuxième question : mon offre est-elle suffisamment claire pour qu'une IA puisse la recommander ? Une IA publicitaire ne va pas interpréter votre site. Elle va lire ce que vous dites, et si c'est vague, vous serez ignoré au profit de quelqu'un qui a su expliquer précisément ce qu'il fait, pour qui, et pourquoi c'est mieux que les autres.

C'est exactement ce qu'on travaille dans notre accompagnement stratégique : clarifier le positionnement, définir les messages, identifier les cibles. Pas pour faire joli sur un site, mais parce que c'est ce qui conditionne le retour sur investissement de tous les canaux ensuite, Google, Meta, et demain ChatGPT.

Les tests d'OpenAI démarrent aux États-Unis. La France suivra, probablement d'ici quelques mois. Ce n'est pas le moment de paniquer, c'est le moment de mettre de l'ordre dans ce qui existe déjà. Ceux qui auront une offre lisible et un suivi des résultats en place seront prêts. Les autres paieront pour apprendre à leurs dépens.